Malus automobile 2018 : une poule aux œufs d’or pour l’État

En 2018, le malus écologique a rapporté gros, très gros. Selon le rapport de la Cour des comptes, ce sont près de 560 millions d’euros que l’État a perçu grâce à cette taxe visant les véhicules polluants.

2018, une année record pour le malus automobile

C’est un nouveau record pour le malus automobile : en 2018, il a rapporté 558,9 millions d’euros à l’État, soit 170 millions d’euros de plus que les prévisions. Au total, ce sont 640 000 véhicules qui ont fait l’objet de cette taxe sur un total de plus de 2,1 millions d’immatriculations de véhicules particuliers, soit près de 30% du parc neuf. Le tout, pour un montant moyen de 873 €.

Malus écologique, les raisons de son explosion

Si le montant des primes a été revu à la hausse en 2018, ce n’est pas la seule raison de l’explosion du malus automobile. Ce jackpot providentiel pour l’État s’explique en effet par d’autres facteurs.

  • Plus de véhicules concernés : avec un abaissement du seuil de déclenchement à 120 grammes de CO2/km, contre 127 par le passé, le malus écologique a touché davantage de véhicules l’an dernier. Ce sont ainsi 3 441 modèles différents qui ont été taxés, contre 2 734 en 2017.
  • L’essence progresse : avec les mesures prises contre le diesel, les voitures essence ont représenté près de 55% des ventes l’année dernière, contre environ 47% en 2017. Émettant davantage de CO2, c’est tout naturellement que cette motorisation est davantage touchée par le malus écologique.
  • Les SUV ont la cote : les modèles les plus polluants, et notamment les SUV, ont toujours le vent en poupe. Pour preuve, ces derniers ont vu leur vente progresser de 4 points en 2018.

Des recettes qui financent la prime à la conversion

Paradoxalement, ce record de recettes est de bon augure pour l’environnement. En effet, le malus écologique sert principalement à financer la prime à la conversion. Cette aide financière, dont le montant vient d’être doublé, vise à encourager l’achat d’un véhicule moins polluant. Preuve du succès du dispositif, ce sont 300 000 demandes qui ont été réalisées, pour un coût total de 377 millions d’euros pour l’État, alors que le gouvernement avait tablé sur un objectif de 100 000. Comme quoi, tout s’équilibre.

 

CE QU’IL FAUT RETENIR :

  • Le malus a rapporté près de 560 millions d’euros à l’Etat
  • Ce record est principalement dû à l’abaissement du seuil de déclenchement
  • Les recettes ont permis de financer la prime à la conversion à hauteur de 377 millions d’euros

 

Le point de vue de Laurie

« Même s’il ne dissuade qu’une partie des automobilistes à acheter un véhicule polluant, le malus écologique a la vertu de financer le renouvellement du parc automobile. Il gagnerait d’ailleurs certainement à être renforcé afin de favoriser davantage les voitures propres. »

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