Retour sur les différentes générations de l’Audi RS3 

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Avec sa nouvelle RS3, Audi poursuit son aventure dans la catégorie des compactes sportives. Lancé pour la première fois en 2011, le modèle perpétue la tradition, notamment au niveau de sa mécanique. Retour sur les générations de l’Audi RS3. 

 

Inutile de vous la présenter ! Au fil des années, l’Audi RS3 est devenue la star du marché des compactes sportives. Une tâche qui s’avérait difficile, notamment en raison d’un modèle déjà proposé depuis 1999, la S3.

À l’époque, cette sportive équipée d’une transmission intégrale a relancé les discussions sur la question de savoir si une petite sportive devait être uniquement proposée en deux roues motrices. Seulement disponible en trois portes, la S3 logeait un bloc essence turbocompressé 4-cylindres en ligne 1,8 litres de 210 ch. 

En 2001, la sportive s’offre une cure de jouvence et un gain de puissance. Malgré 225 ch et 280 Nm, le petit moteur ne suffisait plus pour les fans de la marque… En 2010, Audi insuffle un vent nouveau et déploie la RS3.

 

Retour aux sources (2011-2012)

Lors de sa présentation au salon de Genève, Audi fait sensation avec sa nouvelle sportive. Largement plus bodybuildée que sa petite soeur, la S3, la RS3 reçoit la dose de dynamisme qui manquait à la compacte allemande. À cette période, le constructeur propulsait sa R8 au devant de la scène en rivalisant avec Ferrari et Lamborghini. Le vent en poupe, Audi se lâche et propose un dessin musclé, doté d’ailes galbées et de boucliers acérés. 

Basée sur l’Audi A3 8P, la deuxième génération de la compacte, la RS3 inaugure la calandre en nid d’abeille, devenue synonyme de sportivité pour de nombreux constructeurs actuels. L’auto affiche également un style moderne, avec des feux xénon proposés de série.

L’univers radicalisé de l’extérieur se retrouve également à bord. Audi propose des sièges baquets sport avec appuis-tête intégrés. Un élément souvent réservé à la course auto. Avec un intérieur revêtu de cuir et des garnitures noires brillantes, la RS3 propose une expérience haut de gamme à tous les occupants.

Mais c’est sous le capot que la RS3 se démarque. La marque aux anneaux puise dans son passé glorieux en sport auto en récupérant le bloc 5-cylindres en ligne turbo de l’Audi Quattro des années 80. Ce moteur de 2,5 litres ne revendique pas moins de 340 chevaux et 450 Nm de couple. Mais surtout, il offre une sonorité unique, à la fois rauque et mélodieuse, de quoi promettre de vraies sensations au volant ! 

Une boîte de vitesses automatique sept rapports à double embrayage est montée de série. Tandis que le système de transmission intégrale Quattro à commande électronique prend soin d’envoyer le plus de couple aux roues. Malgré 1.650 kg sur la balance, l’Audi RS3 expédie le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes. Elle sait aussi rester assez légère en main et agile pour enrouler les virages. De la puissance, de belles performances, une vraie sonorité et une belle robe, la compacte sportive lance dignement sa carrière. 

 

Une arrivée tardive (2015-2017)

 

C’est bien connu, les Allemands prennent toujours leur temps. Alors que la troisième génération de l’Audi A3 est dévoilée en 2013, la marque allemande attendra décembre 2014 pour livrer les premiers détails de sa nouvelle RS3. Le début des livraisons interviendra en 2015. Disponible pour la première fois avec deux carrosseries, Sportback ou berline, la deuxième génération de la compacte en version RS se devait d’être forte et puissante. 

Tradition oblige, la nouvelle RS3 reçoit le 5-cylindres turbo 2,5 litres, élu moteur de l’année cinq années consécutives. Le bloc est porté à 367 ch et offre 465 Nm de couple, de quoi largement rivaliser face à la R8 V8 4,2 litres. Avec un 0 à 100 km/h expédié en 4,3 secondes, la compacte sportive fait figure de référence sur le marché. D’ailleurs, à cette époque-là, Mercedes et BMW lancent leur offensive en présentant les A45 et M140i.

Comme à l’accoutumée, la RS3 Sportback reprend le pare-chocs avant de l’A3, avec quelques éléments redessinés par le pôle RS. La calandre Singleframe présente une grille noire brillante en nid d’abeille et un cadre recouvert en noir mat. La lame avant intégrée au bouclier englobe les appendices latérales. Des jantes en alliage de 19 pouces sont montées de série. À l’arrière, la sportive étrenne une nouvelle double sortie d’échappement ovale, placée aux extrémités du diffuseur. 

À bord, la RS3 Sportback laisse place à la sobriété, avec des éléments en noir et quelques badges RS. Les sièges baquets sont garnis de cuir Nappa et de surpiqûres contrastantes. En option, Audi propose la coque des sièges en carbone permettant de réduire le poids de 7 kg chacun. 

La compacte allemande restera au catalogue jusqu’en 2017, avant d’être radicalement mise à jour par le constructeur.

 

La barre des 400 ch (2017-2021)

 

Pour ce restylage, Audi met une fois de plus le paquet. Afin de conserver son leadership sur ses rivales, la RS3 profite d’un rafraîchissement en recevant de nouveaux pare-chocs, des jantes inédites et une palette de couleurs. 

En plus d’une mise à jour esthétique, le modèle se dote d’une refonte technologique en optant pour de nombreux systèmes d’aide à la conduite. On notera l’apparition du système d’assistance dans les embouteillages qui permet de maintenir la voiture à une distance sûre du véhicule qui le précède. 

Sans grande surprise, la version 2017 de l’Audi RS3 reçoit le moteur 2,5 litres 5-cylindres en ligne. Celui-ci a également été amélioré et offre désormais 33 ch de plus que le modèle précédent. Allégé de 26 kg grâce à un carter en aluminium, le bloc affiche 400 ch et des performances remarquables. Le 0 à 100 km/h est abattu en seulement 4,1 secondes et la vitesse maximale est perchée à 250 km/h.

Les jantes de 19 pouces cachent des disques de frein en acier de 310 mm de diamètre. En option, les clients peuvent choisir des disques céramique à l’avant.

 

La meilleure des RS3 ? (2021)

 

Attendue depuis de longs mois, la nouvelle génération de l’Audi RS3 débarque enfin sur le marché. Il faut dire que la compacte sportive se faisait désirer via de nombreux clichés espions. Aussi, la marque allemande se devait de répliquer à la nouvelle Mercedes A45 S, et son 4-cylindres fort de 421 ch. 

Mais Audi ne cède pas au “downsizing” et poursuit l’aventure avec son emblématique 5-cylindres en ligne turbo. Toujours porté à 400 ch, la RS3 profite d’un couple en hausse, affichant désormais 500 Nm. C’est 20 Nm de plus que l’ancienne génération. 

La compacte sportive conserve son style à la fois sportif et élégant. Les boucliers avant et arrière ont été redessinés, laissant place à des éléments recouverts de noir brillant. Les optiques sont reprises à l’A3 de base. Mais ce n’est pas tout… 

 

Audi a entendu les critiques de ses fans, notamment sur le manque de « fun » au volant de la RS3. Alors, la firme a travaillé sur le système Quattro pour lui floquer la transmission de la nouvelle Golf R. Le pont arrière est maintenant doté d’une fonction torque vectoring et de deux embrayages, permettant de répartir le couple reçu sur le train arrière à 100%, sur une seule roue. 

 

En mode “RS Torque Rear”, la voiture se transforme en véritable “drifteuse”. Résultat, la RS3 est plus maniable et plus joueuse. Mais rassurez-vous, elle reste toujours aussi performante ! 

Voici sans doute la dernière Audi RS3 100% thermique. Avec la restriction et la fin des véhicules à moteurs thermiques en 2035, la mythique compacte sportive aux anneaux sera amenée à passer à l’électrique. 

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