Toyota C-HR – Renault Captur : opposition de styles

Écrit par Laurent Zilli le 7 avril 2022
Toyota C-HR – Renault Captur : opposition de styles

Chacun dans leur style, les deux véhicules de ce comparatif sont des piliers pour leurs constructeurs respectifs. Et ce ne sont pas seulement deux SUV compacts qui s’opposent, mais aussi deux systèmes hybrides (essence + électricité).

Dans un segment aussi populaire que disputé, pas facile de se faire une place. Il faut donc des arguments, et ni le Toyota, ni le Renault n’en manquent. Le premier affiche un style qui ne passe pas inaperçu, le second une certaine élégance haut de gamme. Et dans cette catégorie destinée à une clientèle qui surveille son budget, l’un et l’autre font le choix rationnel de l’hybridation simple, plutôt que du rechargeable ou du 100% électrique. Que la partie commence ! 

Le concept : des choix judicieux

L’idée du SUV compact est de proposer un style de véhicule que l’on s’arrache dans toutes les couches sociales, mais dans un segment où, pour un prix abordable, on dispose à la fois de dimensions faciles à garer et d’une habitabilité suffisante pour une petite famille. Et puisqu’on parle d’argent, il est bienvenu que les véhicules en question se montrent aussi économiques à l’usage, même à l’ère du haro sur le diesel. La solution est évidemment l’hybride simple, moins cher à l’achat que le tout électrique ou l’hybride rechargeable, plus pratique pour les citadins qui n’ont pas forcément la possibilité de recharger chaque jour, et pourtant d’une réelle efficacité énergétique à l’usage.

 

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Dimensions
Le Captur est un peu plus court que le Toyota.

 

Le design : on ne peut plus différents

Trop longtemps coincée dans un style tristement anonyme, Toyota est sortie de sa coquille depuis quelques années et n’hésite plus à faire preuve d’une certaine audace esthétique. Le Toyota C-HR le prouve, avec son dessin anguleux, riche en traits, ses ailes arrière musclées et son toit plongeant qui donne à l’ensemble une allure plutôt sportive. Cet engin, c’est une pointe de flèche. Cela étant, ce style ne plaît pas à tout le monde. Autrement dit, il peut être indigeste pour certains. Par ailleurs, il ne faudrait pas se méprendre sur ses performances : le C-HR n’a pas vocation à nous coller à notre siège ! En clair, le Toyota en promet peut-être un peu trop.

Tout le contraire du Renault Captur. Un peu plus court que le Toyota mais tout en rondeurs, d’aspect relativement massif, il cherche à affirmer une forme de statut. Phares et feux arrière travaillés mais pas trop, grandes roues, profil arrière plus carré, le SUV français parle un langage esthétique destiné à rassurer les familles. Ce qu’il dit, c’est en substance : « Je suis pratique, je suis luxueux et confortable, et j’ai de la place pour tout le monde à bord ». Et là, on peut le dire, il n’y a aucune promesse de trop.

La vie à bord : le temps passe vite

En passant à bord, on se rend en fait compte que le Toyota s’est trompé de promesse, ou alors qu’il cache bien son jeu. Car en matière d’espace, notamment à l’arrière, il n’a rien à envier à son rival du jour. Le dégagement aux jambes est parfaitement dans la moyenne, et il en va de même pour le volume du coffre, du moins sous le cache-bagage. Car oui, la ligne de toit n’est pas sans conséquence. Il y a un peu moins de place pour la tête des (grands) passagers arrière, et le volume de chargement maximal une fois la banquette rabattue n’atteint évidemment pas des records. Ce n’est pas dans le Toyota que vous déménagerez une machine à laver, c’est bien clair.

 

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Ambiance à bord
La présentation intérieure du C-HR accuse un peu le poids des ans.

 

Depuis la place du conducteur, on constate à quel point le temps passe vite. En effet, bien qu’il ait été mis à jour en 2020, le Toyota CH-R a démarré sa carrière en 2017. Et vraiment, les choses ont considérablement bougé en 5 ans, tant en matière de technologie que de façon d’imaginer un habitacle. Bref, bien que rien de crucial ne manque au Toyota, sa présentation intérieure accuse gentiment le poids des ans. Ça se ressent principalement par les cadrans analogiques du tableau de bord quand tous les derniers venus ont adopté le numérique, et au style proprement dit des différents affichages du système multimédia, certes connecté, mais probablement moins complet que ceux des plus jeunes concurrents. Cela étant, n’oublions pas ceci : on parle d’une Toyota, donc tous ces systèmes sont parfaitement fonctionnels, et le seront encore dans 10 ans.

Lancé en 2020, le Renault Captur compte parmi les plus jeunes concurrents cités plus haut. Logique, donc, que son intérieur soit infiniment plus moderne, rien que par ses formes bien sûr, mais surtout grâce à l’écran central, positionné de façon très tendance : à la verticale. Outre le côté moderne, les formes et le choix de matériaux de l’habitacle apportent aussi une ambiance cossue et flatteuse à l’habitacle. Qui plus est, cet habitacle peut recevoir une touche de gaieté, puisque, chose impensable chez Toyota, Renault permet de personnaliser la couleur de certains habillages. En résumé, la promesse faite par le design extérieur, promesse d’un environnement agréable et d’un confort bourgeois, est tenue. Et ce n’est pas la seule.

Car la silhouette moins profilée du Captur a clairement des avantages en matière d’habitabilité. L’habitacle est plus lumineux, plus aéré. Quant au coffre, il est évidemment plus pratique. Pas seulement en raison de la hauteur de toit, d’ailleurs, mais aussi grâce à un seuil de chargement plus bas, grâce auquel il faut moins hisser les objets à charger avant de les lâcher dans le coffre.

 

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Dans le coffre
Avec une ligne de toit moins dynamique que celle du C-HR, le Captur présente un coffre plus pratique.

 

Les motorisations : sur le même terrain

Au chapitre moteur, le choix est plus vaste chez Renault que chez Toyota. Le Captur est en effet proposé avec des solutions essence 90 chevaux (ch), GPL 100 ch, hybridation légère 140 ou 160 ch, hybride 145 ch, hybride rechargeable 160 ch, et même avec des blocs diesel 95 ou 115 ch aujourd’hui retirés du catalogue en neuf. Même sort pour le moteur essence 1.2 turbo 116 ch du Toyota C-HR, désormais uniquement commercialisé en deux versions hybrides 122 et 184 ch. Et pour que ce comparatif ait du sens, ce sont les hybrides les moins puissants que nous opposerons.

Le comportement routier : l’habit fait le moine

Quand nous disions que le look du Toyota en promet un peu trop, ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, les moteurs hybrides de Toyota, bien qu’assez performants chrono en main, ne donnent guère envie de sortir la cravache. En revanche, le comportement routier proprement dit est très engageant et donne envie de plus. Le C-HR est un véhicule communicatif, dynamique, qui, effectivement, mériterait un moteur plus « méchant ». Mais telle n’est pas sa vocation. Son but est d’être économique et là, ce n’est pas à Toyota qu’on fera la leçon. En ville, son système hybride est tout bonnement redoutable. Bien utilisé, il permettra de descendre sous les 5l/100 km de moyenne. Il est en revanche un peu plus pénalisé sur autoroute, où l’électrification n’est d’aucun secours.

De son côté, le Renault Captur persiste et signe : confort et agrément à tous les étages. L’accord est parfait entre le moteur et la boîte de vitesse automatique, et c’est particulièrement cette dernière qui fait la différence en matière de « civilité ». Pour ce qui est des consommations, l’élève hybride ne dépasse pas encore le maître. Difficile de passer sous les 5l/100 km en ville avec le Renault, sans pour autant dépasser les 6l/100 km. Plus de polyvalence pour le Français en revanche sur autoroute, puisque contrairement au Toyota, il y contient mieux son appétit. Enfin, le Captur offre sur la route un ressenti douillet, sécurisant, et malgré une tenue de route qui ne souffre aucun reproche, jamais il ne se dégage au volant une impression de dynamisme. Chacun son job…

 

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Toyota C-HR
Sur la route, le C-HR est communicatif.

Reezocar a adoré

  • L'audace esthétique du Toyota
  • Ses remarquables consos urbaines
  • Les impressions de conduite teintées de dynamisme
  • La modernité de l'habitacle du Renault
  • Son sens pratique familial
  • La polyvalence de son moteur hybride

Reezocar a moins aimé

  • Le moteur du Toyota en conduite sportive
  • Le dégagement à la tête à ses places arrière
  • La conduite un peu ordinaire du Renault
  • Son système multimédia parfois alambiqué

Conclusion

Choisir entre le Toyota et le Renault n'est pas si difficile, puisqu'ils s'adressent à des besoins et des envies assez différentes. Si vous roulez principalement en ville, vous ferez plus d'économies avec le Toyota. Si vous avez une famille, vous serez plus à l'aise dans le Renault. Si vous êtes pointilleux sur la technologie aussi. Mais vous irez vers le Toyota si vous accordez plus d'importance à des sensations plus prononcées au volant. Le Toyota est pour qui aime attirer les regards, le Renault pour les gens plus discrets. Et ainsi de suite. A vous de définir quel genre de conducteur-trice vous êtes : le choix s'imposera de lui-même…

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