Toyota C-HR : Look extraverti, sage dans l’âme

Écrit par Laurent Zilli le 9 septembre 2022

Entre son look dynamique et l’excellente réputation de son badge, le Toyota C-HR est l’une de référence de la catégorie SUV/Crossover urbains. Et l’un des plus économiques.

Toyota C-HR : Look extraverti, sage dans l’âme

 

Quand on est coincé au milieu d’une foule aussi dense que celle des SUV/Crossovers urbains, sortir du lot est un défi. Défi que le Toyota C-HR a doublement relevé, car non seulement son design tranchant ne passe pas inaperçu, mais en plus, à l’époque de son lancement, il est arrivé avec quelque chose d’unique dans la catégorie : un moteur hybride.

Le concept : double argumentaire

Quand il a débarqué sur le marché en 2016 (comme le temps passe !), le C-HR n’avait pas face à lui une concurrence aussi rude qu’aujourd’hui. Mais c’est à croire que Toyota avait prévu que ça ne durerait pas, et c’est pourquoi le C-HR a deux raisons d’être : être le plus extraverti de la bande, et porter les couleurs hybrides de la marque dans une catégorie pas encore du tout électrifiée à l’époque. Y aurait-il un marché pour cela ? Le succès du Toyota C-HR a montré que oui.

Avec son dessin anguleux, ses ailes arrière musclées et son toit plongeant, le C-HR mise sur une audace esthétique.

 

Le design : trop de promesses ?

Trop longtemps coincée dans un style tristement anonyme, Toyota est sortie de sa coquille depuis quelques années et n’hésite plus à faire preuve d’une certaine audace esthétique. Le C-HR le prouve, avec son dessin anguleux, riche en traits, ses ailes arrière musclées et son toit plongeant qui donne au tout une allure plutôt sportive. Cet engin, c’est une pointe de flèche. Cela étant, ce style ne plait pas à tout le monde et peut être indigeste pour certain. Par ailleurs, il ne faudrait pas qu’il crée la méprise, car autant il semble promettre des performances de haut niveau, autant là n’est pas du tout la vocation du C-HR. En clair, le Toyota en promet peut-être un peu trop.

Bien que rien de crucial ne manque au Toyota, sa présentation intérieure accuse gentiment le poids des ans.

 

 

La vie à bord : l’avantage de la traction

En passant à bord, on se rend en fait compte que le Toyota s’est trompé de promesse, ou alors qu’il cache bien son jeu. Car en matière d’espace, notamment à l’arrière, il est plus généreux que ce que le look sportif peut laisser penser. Le dégagement aux jambes est parfaitement dans la moyenne, et il en va de même pour le volume du coffre de 377 litres, du moins sous le cache-bagage. Car oui, la ligne de toit n’est pas sans conséquence. Il y a un peu moins de place pour la tête des (grands) passagers arrière, et le volume de chargement maximal une fois la banquette rabattue n’atteint évidemment pas des records. Ce n’est pas dans le Toyota qu’on déménagera une machine à laver, c’est bien clair.

Depuis la place du conducteur, on constate à quel point le temps passe vite. En effet, bien qu’il ait été mis à jour en 2020, le Toyota CH-R a démarré sa carrière en 2016. Et vraiment, les choses ont considérablement bougé en 6 ans, tant en matière de technologie que de façon d’imaginer un habitacle. Bref, bien que rien de crucial ne manque au Toyota, sa présentation intérieure accuse gentiment le poids des ans. Ca se ressent principalement par les cadrans analogiques du tableau de bord quand tous les derniers venus ont adopté le numérique, et au style proprement dit des différents affichages du système multimédia, certes connecté, mais probablement moins complet que ceux des plus jeunes concurrents. Cela étant, n’oublions pas ceci : on parle d’une Toyota, donc tous ces systèmes sont parfaitement fonctionnels, et le seront encore dans 10 ans.

En matière d’espace, notamment à l’arrière, il est plus généreux que ce que le look sportif peut laisser penser.

 

Le gimmick : coach personnel

Opter pour une voiture hybride par esprit écologico-économique, c’est bien, encore faut-il utiliser au mieux les capacités de cette hybridation. Dans le C-HR comme dans toutes les Toyota hybrides, on peut afficher au tableau de bord et/ou sur l’écran central des indicateurs qui vous disent en temps réel quelle énergie vous utilisez, et comment améliorer votre conduite pour maximiser le temps passé en mode électrique. En clair, votre coach d’éco-conduite est toujours avec vous.

Les motorisations : de la plus humble à la plus sportive

Là, on aura vite fait le tour. Au lancement du C-HR, Toyota proposait deux moteurs. L’offre de base était un petit bloc essence de 1.2 litres et 116 ch, auquel on ne peut pas vraiment attribuer de mission particulière. Assez compact et économique pour ceux qui roulent peu, assez costaud pour vous faire traverser le pays : c’est l’exemple de la polyvalence. Mais la star de la gamme, celui qui fait du C-HR une Toyota, c’est évidemment le moteur 1.8 litres hybride de 122 ch. En ville, son système hybride est tout bonnement redoutable. Bien utilisé, il permettra de descendre sous les 5 l/100 km de moyenne. Il est en revanche un peu plus pénalisé sur autoroute, où l’électrification n’est d’aucun secours.

Depuis la mise à jour de 2020, ce moteur est l’offre de base. Le moteur 1.2 non hybride a en effet disparu du catalogue, et Toyota l’a remplacé par un 2.0 litres hybride de 184 ch. Pour le coup, c’est celui que nous recommanderons aux dévoreurs de kilomètres, car le gros moteur est plus économique sur longue distances que son petit frère.

Dynamique, le comportement routier du C-HR est très engageant et donne envie de plus.

Le comportement routier : petit goût de trop peu

Quand nous disions que le look du Toyota en promet un peu trop, ce n’est pas tout à fait vrai. Car certes, les moteurs hybrides de Toyota, bien qu’assez performants chrono en main, donnent une impression de placidité et ne donnent guère envie de sortir la cravache. En revanche, le comportement routier proprement dit est très engageant et donne envie de plus. Le C-HR est un véhicule communicatif, dynamique, peut-être un peu desservi pas des moteurs qui ont comme un goût de trop peu. Le fait est que là n’est pas la vocation du C-HR. Son but est d’être économique et là, ce n’est pas à Toyota qu’on fera la leçon.

Reezocar a adoré

  • L'audace esthétique
  • Les remarquables consos urbaines
  • Les impressions de conduite teintées de dynamisme

Reezocar a moins aimé

  • Le moteur du Toyota en conduite sportive
  • Le dégagement à la tête à ses places arrière
  • La présentation intérieure un peu datée

Conclusion

Le Toyota CH-R est peut-être le véhicule le moins jeune de sa catégorie, mais il a de beaux restes. Si le look intérieur est certes un peu passé, le look extérieur n’a pas vieilli, et son système hybride aujourd’hui imité de toute part est on ne peut plus dans l’air du temps.

 

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