Essai Audi A1 Sportback : une séduisante citadine polyvalente

Écrit par Pascal Binon le 11 juillet 2022

Dynamique, voire virile, l’A1 Sportback constitue une très belle porte d’entrée dans le monde du premium. Si elle n’est pas encore électrifiée, elle n’en joue pas moins la carte du politiquement correct en faisant l’impasse sur le Diesel.

Essai Audi A1 Sportback : une séduisante citadine polyvalente

 

Apparue fin 2018, l’Audi A1 de seconde génération a quelque peu grandi par rapport à sa devancière. Mais outre ses lignes plus tendues, ce qui change surtout, ce sont ses proportions, qui lui confèrent des allures beaucoup plus dynamiques. Bref, là où l’A1 originelle avait presque une allure de jouet avec sa gentille bouille rondouillarde, la nouvelle a l’air nettement plus sérieuse et se positionne un cran plus haut.

Le concept : croissance incessante

Basée sur la même base technique que la VW Polo (MQB A0), l’A1 suit la tendance, celle qui incite les voitures à grandir toujours plus ! Ainsi, l’A1 gagne 56 mm de long par rapport à l’ancien modèle pour atteindre 4,03 m. En revanche, elle est plus basse de 2 cm. Voilà pourquoi elle paraît plus large que sa devancière alors qu’en réalité, il n’en est rien. Cette inflation dimensionnelle entraîne heureusement des répercussions sur l’habitabilité. Notamment aux places arrière, surtout quand on sait que la distance entre l’axe des roues avant et celui des roues arrière (l’empattement) a gagné 10 cm. Le coffre voit quant à lui son volume minimal augmenter de 65 litres à 335 litres tandis qu’en rabattant les dossiers, la capacité maximale atteint 1 090 litres.

Le design : rappel à une icône de la marque aux quatre anneaux

Proposée en carrosserie 5 portes, l’A1 arbore des lignes tendues et musclées, assez proches en fait de celles du SUV Audi Q2. Voilà qui nous change des modèles Audi qui, d’une génération à l’autre, évoluent parfois très peu. Clin d’œil au passé, les entrées d’air entre le capot et le haut de la calandre rappellent la quattro originelle. Il s’agit tout simplement d’une des voitures les plus mythiques de la marque ! La quattro a notamment brillé sur la scène mondiale du rallye dans les années 80.

On est séduit par le design de l’habitacle, notamment grâce à l’écran central de 10,1 pouces parfaitement intégré au tableau de bord.

La vie à bord : un design séduisant

Dès l’instant où l’on prend place derrière le volant, on est séduit par le design de l’habitacle. Ne serait-ce que parce que l’écran central de 10,1 pouces est parfaitement intégré au tableau de bord et orienté vers le conducteur. Le reste de l’instrumentation est également entièrement numérique. En matière de qualité perçue, l’A1 n’est pas au niveau de ses grandes sœurs. Certes, le haut du tableau de bord fait appel à des matériaux souples, mais les parties basses et les contre-portes n’ont droit qu’à du plastique dur qui n’a franchement pas sa place dans une Audi. En revanche, la position de conduite est sans faille et les commandes (clignotants, essuie-glace, …) laissent au bout des doigts une sensation plutôt qualitative.

Pas moins de 7 versions sont prévues. Le modèle de base (uniquement disponible en 25 TFSI) bénéficie déjà d’une dotation intéressante : climatisation manuelle, vitres électriques, instrumentation numérique, connexion Bluetooth, phares et essuie-glace automatique, limiteur de vitesse et avertisseur de franchissement de ligne. Mais, à notre avis, la finition la plus intéressante est la Business Line comprenant la navigation, l’Audi Virtual Cockpit, le volant en cuir multifonctions, le régulateur de vitesse et l’aide au stationnement arrière.

Une voiture qui offre plus de place à l’arrière, et un coffre qui gagne en volume.

Les motorisations : de 95 à 207 chevaux

Contrairement à sa devancière, aucun moteur Diesel n’est prévu. L’offre débute donc avec le 25 TFSI (3 cylindres – 1 litre – 95 chevaux), suivi du 30 TFSI (même moteur, mais avec 110 chevaux). Tous deux sont disponibles avec la boîte automatique robotisée à double embrayage S tronic. Viennent ensuite deux 4 cylindres : le 35 TFSI (1,5 litre – 150 chevaux) et en haut de gamme le 40 TFSI (2 litres – 207 chevaux), d’office accouplés à la boîte S tronic.

Pour les versions 30 TFSI à boîte manuelle et S tronic de cet essai, Audi renseigne des consommations moyennes variant respectivement de 5,4 à 5,9 l/100 km et de 5,8 à 6,1 l/100 km. Des valeurs tout à fait réalistes si on considère que nos modèles d’essai ont réclamé entre 5,0 et 7,0 l/100 km. Précisons encore qu’en réalité, il est plus facile de consommer moins avec la S tronic (toujours sur le bon rapport) qu’avec la boîte manuelle.

Une nouvelle A1 qui offre facilité et confort de conduite.

Comportement routier : polyvalente et confortable

Première bonne surprise, le moteur 30 TFSI est très agréablement discret. Il n’y a que lorsqu’on le cravache davantage que sa sonorité laisse deviner son architecture à 3 cylindres, ce qui n’est d’ailleurs jamais gênant. Heureusement, car compte tenu de la longueur des rapports de boîte, il est parfois nécessaire de le relancer, ne serait-ce que pour doubler rapidement. Combinant douceur et rapidité lors des changements de rapports, la boîte S tronic rehausse l’agrément de conduite et gomme le manque de souffle sous 1 500 tr/min en rétrogradant automatiquement en cas de demande de puissance. Avec elle, l’A1 parvient presque à reproduire les sensations vécues à bord d’une voiture électrique, du moins au démarrage et avec un pied léger. Côté confort, outre une insonorisation soignée, l’amortissement s’est montré très progressif, capable d’absorber efficacement les irrégularités. Pourtant, notre modèle était équipé de roues de 17 pouces à priori pénalisantes sur ce plan. La direction à assistance électrique nous a quant à elle semblé naturelle. Dans l’ensemble, on sent que l’A1 veut avant tout mettre l’accent sur la facilité de conduite et la stabilité.

Reezocar a adoré

  • Le confort d’amortissement
  • La polyvalence du moteur 30 TFSI
  • La douceur et la rapidité de la boîte S tronic

Reezocar a moins aimé

  • La qualité de certains matériaux
  • La visibilité de ¾ arrière
  • L’absence de Diesel

Conclusion

Revendiquant une forte personnalité au travers d’un style musclé et cohérent avec le reste de la gamme, l’A1 Sportback n’est peut-être pas aussi dynamique qu’on l’aurait souhaité. Mais avec ses nombreuses possibilités de personnalisation, il sera difficile d’avoir la même A1 que le voisin ou la voisine ! Ce qui est plutôt une bonne chose. Et puis, pour entrer dans le « premium », même si elle ne coche pas complètement toutes les cases du secteur, l’Audi A1 fait incontestablement partie des incontournables !

 

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