Essai : La dernière Polo VW 2021 restylée

Écrit par La rédaction le 9 novembre 2021
Essai : La dernière Polo VW 2021 restylée

Présentation de la nouvelle Volkswagen Polo restylée de 2021

 

Volkswagen Polo restylée de 2021 : elle transforme l’essai

 

En concession depuis septembre, la Volkswagen Polo restylée confirme tout le bien qu’on pense d’elle. Design plus affirmé, habitacle plus confortable et dotation qui monte en gamme : la citadine allemande ne déçoit pas. Suffisant pour lui permettre de rattraper ses principales rivales que sont la Renault Clio et la Peugeot 208 ? Éléments de réponse.

 

Un design qui évolue et conserve son caractère

 

Produite depuis 1975, la Volkswagen Polo est le bestseller de la marque en France. Pour continuer sur cette lancée, le constructeur a décidé d’offrir un restylage à la 6e génération de la citadine, lancée déjà en 2017. Présentée en avril dernier et tout juste disponible à la commande, la nouvelle Polo de 2021 connaît quelques évolutions esthétiques à l’extérieur. Bien que son design ne change pas radicalement, la petite Allemande peut compter sur de nouveaux boucliers et une signature lumineuse redessinée pour affirmer sa différence. Des feux qui peuvent même bénéficier de la technologie LED Matrix (en option), capable d’adapter automatiquement l’éclairage pour ne pas éblouir les autres usagers présents sur la route. Autre évolution notable à l’avant, l’apparition d’un bandeau lumineux au niveau de la calandre, non sans rappeler la Volkswagen Golf.

Alors que le constructeur nous avait habitué à être relativement frileux au moment des restylages, la donne semble avoir changé avec la nouvelle Volkswagen Polo VI. C’est d’ailleurs à l’arrière que les changements sont les plus significatifs, comme l’attestent les feux s’étirant désormais sur tout le hayon et le monogramme remis au goût du jour. On peut également noter l’apparition de clignotants défilants et le déploiement de la technologie LED sur toutes les finitions de la gamme, aussi bien à l’arrière qu’à l’avant. Autant d’évolutions qui sont globalement appréciables et qui ne font que renforcer le caractère de la Polo.

Un habitacle légèrement modernisé et toujours aussi agréable

 

Alors que la concurrence est de plus en plus rude sur le segment des citadines, tout particulièrement face à la Renault Clio, à la Peugeot 208 et même à la Toyota Yaris désormais, Volkswagen a également fait le choix de moderniser l’intérieur par petites touches. Déjà considérée comme l’une des plus technologiques de sa catégorie, la Polo VI restylée accroit son avance : sur toutes les finitions, l’instrumentation est dorénavant numérique, l’écran est plus grand (jusqu’à 9,2 ») et le système est compatible sans-fil avec Android Auto et Apple CarPlay. Bien que l’intérieur abrite encore quelques plastiques peu esthétiques, les évolutions stylistiques sont globalement positives, l’habitacle se voulant encore plus qualitatif et soigné que par le passé.

Les nouveautés sont également appréciables pour le conducteur. C’est tout particulièrement vrai du volant qui a désormais des commandes capacitives, permettant de confirmer votre présence d’un simple effleurement lorsque le mode Travel Assist est enclenché. En matière d’espace intérieur, la nouvelle Volkswagen Polo n’évolue pas réellement. Elle reste malgré tout bien positionnée sur le segment des citadines, notamment en raison de places arrière confortables et d’une assise bien pensée. En revanche, elle offre toujours l’un des coffres les plus pratiques et importants de la catégorie, et ce, grâce à un volume de chargement de 351 litres et à un plancher modulable.

 

Une gamme sans diesel… et toujours sans hybridation

 

Sous le capot, une surprise nous attend : la Polo restylée de 2021 abandonne définitivement le gazole, preuve que l’achat d’un véhicule diesel divise plus que jamais. En effet, le 1.6 TDI n’est désormais plus au catalogue, que ce soit en 80 ou 95 chevaux. Certes, la version GTI dispose toujours d’une motorisation puissante, développant 207 chevaux grâce à son 4 cylindres 2.0 turbo. En revanche, les gros moteurs disparaissent des autres versions, au profit du 1.0 TSI de 95 et 110 chevaux qui devrait concentrer la majorité des ventes. Une décision somme toute logique, tant ce bloc se montre performant et agréable à utiliser au quotidien. S’il peut disposer d’une boîte manuelle à 5 vitesses dans sa version de 95 chevaux, il n’est toutefois proposé qu’en automatique à 7 rapports dans sa configuration de 110 chevaux.

 

L’offre de motorisations est complétée par un 3 cylindres atmosphérique de 80 chevaux, le 1.0 MPI, qui devrait uniquement être proposé sur les versions d’entrée de gamme. On note enfin la présence d’un bloc fonctionnant au gaz naturel qui, pour sa part, est disponible en finition Business. Bien que la gamme de moteurs soit globalement satisfaisante, comme par le passé d’ailleurs, on peut regretter l’absence d’hybridation au catalogue, y compris légère. Un écueil d’autant plus préjudiciable que Volkswagen a déjà entrepris ce virage sur sa nouvelle Golf et que l’électrification semble incarner l’avenir de l’automobile à court terme.

 

L’un des meilleurs comportements routiers de la catégorie

 

Au volant de la nouvelle Volkswagen Polo VI, les habitués ne risquent pas d’être dépaysés. En effet, la citadine allemande conserve ses principaux atouts (sièges confortables, nombreux réglages possibles, équipements ergonomiques, etc.), tout en apportant certaines nouveautés appréciables (nouveau bloc pour la climatisation, instrumentation numérique simple d’utilisation, etc.). Avec le moteur 1.0 TSI, certainement le plus populaire de la gamme, la Polo fait toujours preuve d’une grande polyvalence et se distingue à la fois par son agrément de conduite et son comportement fiable et réactif. Bien qu’on puisse lui reprocher un léger manque de sportivité, la petite citadine se rattrape grâce à un fonctionnement dans le plus grand des silences et des vibrations à peine perceptibles. Très discret à bas régime, le bloc offre aussi de belles accélérations et des rapports efficaces (principalement une fois le mode Sport activé) en dehors des villes.

C’est d’ailleurs principalement la version 95 chevaux du 1.0 TSI qui devrait rencontrer le succès, au détriment de celle de 110 chevaux. Certes, ses performances sont légèrement inférieures : 10,8 contre 9,5 secondes au 100 km/h et 187 contre 200 km/h de vitesse de pointe. Toutefois, elle affiche une consommation inférieure (4,6 contre 4,9 l/km), offre le choix entre une boîte manuelle et automatique (uniquement automatique en version 110 chevaux) et dispose d’un comportement globalement comparable, le tout pour un prix inférieur. Le résultat est d’autant plus probant que le 1.0 TSI semble être le meilleur du segment : en comparaison, le 1.0 TCe de la Renault Clio manque de réactivité, tandis que le 1.2 PureTech de la Peugeot 208 vibre davantage.

 

Une citadine plus technologique, mais aussi plus chère

 

Plus chère que par le passé, la Volkswagen Polo s’affiche désormais à partir de 18 015 € en entrée de gamme avec le 1.0 MPI de 80 chevaux, soit 755 € de plus qu’auparavant. Elle est toutefois mieux dotée puisqu’elle embarque notamment l’aide au maintien dans la voie, le freinage d’urgence ou encore le régulateur de vitesse. Bien meilleure, la version 1.0 TSI 95 est proposée à partir de 18 855 € (soit 740 € de plus) dans la finition Polo. Pour monter en gamme, il est possible d’opter pour la finition Life, dont le tarif évolue entre 20 810 et 23 115 € selon la motorisation choisie. En plus des équipements de base, elle embarque des jantes 15 », un écran tactile 8 » et le volant en cuir multifonction.

 

Outre la version GTI, facturée 30 635 €, la Polo restylée propose deux autres niveaux de finition. Style tout d’abord, commercialisée à partir de 22 735 €, qui se dote notamment d’un capteur de pluie, du régulateur de vitesse actif, de la reconnaissance des panneaux de signalisation ou encore du système de conduite semi-autonome. Plus haut de gamme encore, la version R-Line à partir de 23 610 € ajoute à cela des jantes 17 », une nouvelle sellerie et divers éléments esthétiques. Toujours plus onéreuse que la concurrence, la Volkswagen Polo se veut également plus technologique. Suffisant pour rattraper son retard sur la Renault Clio, la Peugeot 208 ou même la Toyota Yaris ? Rien n’est moins sûr, tant l’engouement autour des motorisations électriques et hybrides pourrait avoir raison des ambitions de l’Allemande.

 

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Évoluant par petites touches, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, la Polo restylée se veut toujours aussi design et pratique que par le passé.
  • Son comportement routier et sa dotation sont toujours un cran au-dessus de la concurrence, malgré un prix qui reste lui aussi supérieur.
  • Bien qu’elle abandonne le diesel, la nouvelle Volkswagen Polo ne prend pas le virage de l’hybridation, au contraire de ses principales rivales.

 

LE POINT DE VUE DE LAURIE

« D’un point de vue purement technique, la nouvelle Volkswagen Polo est sans conteste la meilleure de sa catégorie. Toutefois, l’absence de moteurs hybrides risque de lui coûter cher et amener les automobilistes à lui préférer l’une de ses concurrentes. D’ailleurs, son éviction du podium des citadines les plus vendues en France, au profit de la Yaris hybride, aurait  sans doute dû lui mettre la puce à l’oreille. »

Partager cet article